Histoire 1: lisez-moi et donnez-moi un nom si je vous inspire, si votre proposition me plaît peut-être porterai-je votre titre!

Histoire 1: lisez-moi et donnez-moi un nom si je vous inspire, si votre proposition me plaît peut-être porterai-je votre titre!
Juste un pti mot avant de commencer mes machins, mes trucs à moi! Bon voilà, c la première fois que je dévoile tt ça au grand jour alors... soyez indulgents (svp) ! Je ne sais pas non plus du tt ce que sa va donner... enfin on verra bien... Je voulais dire aussi que je suis reconnaissante à ceux qui ont le courage de tt lire (ou presque) parce que parfois je peu en écrire de ces tartines !lol! et je dis également un grand merci à ceux qui me soutiennent ds ce projet! Bon maintenant je vous laisse...apprécier ou pas Lol! ( ah ui! n'ésitez pas à mettre des com, qu'ils soient agréables ou non ils peuvent m'aider à progresser). Enfin bon je vous laisse donc juger de mes...je sais pas trop quoi au juste!...de mes ti mystères! ;).

Cela fait bientôt deux heures que les ballottements du train me bercent. Ils pourraient presque m’endormir si ce n’est que çà va bientôt faire deux heures… Deux heures que ce train m’emmène, m’emmène loin. Loin de chez moi ? Non. Loin de rien, loin de nul part. Il m’emmène ailleurs. Soudain un long grincement, tout s’arrête : le train, le bruit apaisant des wagons sur les railles, la vitesse enivrante et mes pensées. Commence alors l’angoisse, l’angoisse de se retrouver seule dans une ville étrangère. Je me lève, tous mes membres sont encore engourdis, je tape mon sac trop lourd sur mes épaules et sors du train. La gare est vide, seulement quelques passagers pressés. Peut-être des hommes d’affaires en route pour leur bureau de grandes villes ou bien des voyageurs en quête de grands voyages. Et puis il y a moi… un peu perdue. Ho… ce train ne m’a certainement pas permis de rejoindre une destination aussi importante que celle de ces gens, mais il m’a conduit vers l’inconnu et çà s’est déjà l’aventure ! Je me tiens là, immobile comme un I, ne sachant pas très bien où aller. Je froisse nerveusement un bout de papier entre les mains, sur lequel il est griffonné :
Collège St Augustin
La Crepal n° 47
Warzée 3618
Ah ! Là-bas! J’aperçois un contrôleur, il va sans doute pouvoir me renseigner !
Je m’approche de lui :
- Excusez-moi, monsieur, pouvez-vous me dire où se trouve le Collège St Augustin s’il vous plaît ?
- Désolé gamine, je ne suis pas de la région.
Il me donna une tape sur l’épaule qui semblait vouloir dire : « Je suis cinsèrement désolé ! Vraiment ! » Puis il tourna les tallons et ne pensa déjà plus à moi, il monta dans le train et m’oublia. Je sortis de la gare et marchai dans la ville au hasard, regardant le nom de chaque rue, espérant enfin trouver la bonne. Une jeune femme, portant comme un fardeau deux sacs à dout de bras, déboucha d’une rue parallèle.
- Madame, madame, excusez-moi, lui criais-je.
Elle se retourna étonnée.
- C’est à moi que vous vous adressez ?
- Oui, pardonnez-moi mais connaissez-vous le Collège St Augustin ?
- Le manoir ? Bien sûr ! Vous devez monter la rue principale, vers l’amont, vous sortez ensuite de la ville et le Collège se trouve au sommet de la colline, après le bois, surplombant la falaise. C'est facile, il suffit de marcher toujours tout droit.
- Merci beaucoup.
- …Vous êtes une nouvelle élève ?
- Oui.
Elle parut étonnée. Elle regarda sa montre puis conclut :
- Il est déjà fort tard ! je dois te laisser. Adieu et bonne chance petite.
Elle prit une ruelle sur sa droite et disparut. « Etrange cette bonne femme » pensais-je en m’engageant dans la grand-rue « quoi qu’il en soit, maintenant je sais au moins le chemin à suivre ».

# Posté le mardi 11 juillet 2006 11:34

Modifié le dimanche 06 août 2006 05:47

histoire1: suite

histoire1: suite
La route, une immense ligne droite, était entourée de maisons emboîtées les unes dans les autres, de style ‘’belle époque’’. Le trajet me parut interminable. Le jour allait bientôt laisser place à la nuit. Le soleil orange, au raz de l’horizon, colorait le ciel d’un joli rose indien. Bientôt la route pénétra dans le bois. J’eus alors cette désagréable impression de me sentir minuscule, insignifiante face à ces géants, arbres centenaires, qui ont contemplé tant de générations, tant d’histoire. Soudain la lumière orangée éclaira à nouveau mon visage. Une immense grille s’imposa à moi. Une inscription était gravée dans le fer forgé : St Augustin. Enfin ! Dans un horrible grincement, j’ouvris le portail. Un gigantesque parc s’étalait sous mes pieds, et là derrière une allée d’arbres : le manoir, sinistre, impressionnant, magnifique et mystérieux. Une demeure ancienne ornée de quelques gargouilles afin d’accentuer l’inquiétude chez l’audacieux qui la contemple. Comment cela pouvait-il être une école? Comment des enfants pouvaient-ils vivrent là-dedans? J'allais bientôt le savoir puisque mon destin était d'être l'une d'entre elles. Une grosse cloche pendait à côté de la porte. Je tirai la chaîne, le gong résonna lourdement. La massive porte s’ouvrit, un grand homme voûté, au visage parsemé de rides et aux cheveux blanc apparut dans l’embouchure.
- Melle Morgane de Marnef ?
- Oui, bonsoir Monsieur.
- Bonsoir. Suivez-moi, je vais vous conduire au dortoir.
L’homme sec me précéda dans un long couloir sombre. Seule nuée claire dans l’obscurité : les portraits pâles de tous ces maîtres passés, alignés sur les murs.
- Les fondateurs et directeurs de l’établissement, de ses débuts à nos jours, commenta le concierge en désignant les tableaux d’un geste de la main.
Au milieu du couloir, à droite, se dressait contre le mur une vieille pendule, au bois remarquablement sculpté. A gauche, un imposant escalier de marbre, agrémenté d’une rampe en métal magnifiquement travaillée. Il était orné d’un tapis rouge ressemblant à ceux que l’on ne voix généralement que dans les films. Il escaladait l’immense bâtisse et semblait ne jamais s’arrêter. Un énorme lustre ornait le plafond surplombant les marches. Le vieil homme s’engagea dans cette spirale interminable. Celle-ci nous conduisit jusqu’au dernier étage qui devait être dans un passé lointain les appartements des domestiques. Un dédales de portes s’ouvrit devant moi. Chacune d’elles pouvaient être la mienne, ma future porte de prison, celle qui allait se refermer sur moi chaque soir, inlassablement. Derrière chacune d’elles s’élevaient des voix étouffées, des chuchotements discrets, à peine perceptibles, dans la crainte d’être entendues. Les quelles allaient être mes futures amies, mes futurs soutiens, mes futures ennemies, mes futures compagnes de cellules ? Le concierge poussa enfin l’une d’entre elles dans un effroyable craquement. Trois filles bavardaient, assises sur un lit près d’une fenêtre ouverte. L’air vif me piqua le visage. La lune projetait sa faible lueur sur le plancher usé par le temps et les pensionnaires qui ont défilé dans la chambre. Les trois filles, à l’entrée du concierge, vinrent se placer en rang au milieu de la pièce.
- Voici Melle Morgane de Marnef, une nouvelle pensionnaire. Faites-lui bon accueil.
Le concierge sortit en claquant la porte derrière lui. Après avoir fait un timide signe de tête, je me dirigeais vers un des lits qui manifestement était inoccupé. Les filles me regardèrent déplier mes affères. Je ne savais pas quoi dire et encore moins comment me comporter.

# Posté le samedi 15 juillet 2006 04:25

Modifié le mercredi 26 juillet 2006 11:11

Histoire1:suite re.....

Histoire1:suite  re.....
A ce moment une femme aux traits flétris par le poids des années ouvrit la porte, passa sa tête par la fente et cria :
- Extinction des feux dans quinze minutes !
Les trois filles prirent leur pigeama. L’une d’entre elles se tourna vers moi et me dit :
- On va prendre une douche. Tu fais comme tu veux !
Je les imitais sans dire un mot et les suivis jusqu’à la salle de bain. Je me lavais en vitesse et revins la première dans la chambre. Je m’enfuis sous les couvertures pour me plonger dans un bouquin. Les autres débarquèrent à leur tour dans la pièce et reprirent leur conversation. Leurs gloussements pénétraient mes oreilles et j’espérais que je n’étais pas le sujet de leurs moqueries. Soudain la lumière s ‘éteignit. J’entendis le vacarme produit par le pas des filles qui retournaient à leur lit respectif. Puis le silence, un silence d’ennui, la promesse de longues heures d’insomnies jusqu’au petit matin.
Les premiers jours je me perdis dans ce dédale de couloirs. Quant à ma relation avec mes compagnes de chambre, elle était de ce qu’on peut appeler de ‘’glaciale’’, jusqu’à un soir… l’une vint s’installer sur mon lit :
- Moi, c’est Anaïs ! déclara-t-elle.
Ses cheveux bruns lui descendaient en dessous des oreilles et ses yeux noirs me fixaient avec attention.
- Alors, dis-nous un peut les raisons de ton arrivée ici !
- Ben…ce sont les même que la plupart d’entre vous, j’imagine…
- Si tu veux que l’on soit amies, il va falloir que tu sois un peu plus précise. Nous aimerions en savoir un peu plus sur toi, avant de nous prononcer.
« Quel accueil ! » pensais-je en moi même.
- …Je suis arrivée à l’orphelinat à l’âge de un an. Je fus élevée par une vielle dame mais les années passant, elle ne put continuer à s’occuper de moi. On me plaça alors dans une famille d’accueil mais je ne m’y plaisais pas et je faisais sans cesse des conneries… A l’âge de 14 ans, l’orphelinat proposa de m’envoyer dans un des trois collèges en collaboration avec l’établissement. Lorsque j’entendis le nom de St Augustin, je ne sais pourquoi mais j’eus immédiatement envie de venir ici.
- Tu es bien l ’une des seules, m’interrompit une des filles, une petite blonde au visage parsemé de percings !
- Je fis donc des pieds et des mains pour venir ici. Et je commence d’ailleurs à me demander franchement ce qui m’a pris, continuais-je en fusillant la petite blondinette du regard. Au début le directeur refusa car ce collège était réputé être pour les cas très difficiles. Mais finalement ma famille jugea que ça me ferait du bien que l’on me sert un peu la vis. Et donc me voici !
Les filles se présentèrent à leur tour et racontèrent leur histoire.
Anaïs Grifnier était atterrie ici sar elle avait fugué de sa famille d’accueil et avait survécu durant quelques jours dans la rue en volant à l’étalage. Jusqu’à ce que la police la retrouve…
Corine Deloyd, grande fille aux long cheveux châtains clairs, avait perdu ses parents dans un accident, il y à quelques années. N’ayant aucune famille et ne voulant pas aller à l’orphelinat, elle vécu dans un gang de rue jusqu’à ce que la dace les envoie dans une maison de redressement. Se conduisant bien, elle fut envoyée ici…
Cintia Berndford, la blondinette au cheveux coupé à la garçonne. Sa mère l’avait abandonnée dans la rue. Recueillie par l’orphelinat et en suite placée dans une maison d’accueil. Ses parents adoptifs étant constamment partis, elle fut toujours livrée à elle-même…
- A présent, déclara Corine d’un ton solennel, pour être vraiment des nôtres, il te faut passer l’ « épreuve » !
- Quelle épreuve ? demandais-je.
- Surprise, tu devra attendre demain soir.
- Pourquoi ?
- Ah çà…tu verra !
Cintia, postée près de la porte, s’écria :
- Attention ! Voilà la surveillante ! Tout le monde au lit !

# Posté le samedi 15 juillet 2006 09:03

Modifié le mercredi 26 juillet 2006 11:14

Histoire1: suite bis

Histoire1: suite bis
Tout le jour qui suivit, mon esprit fut obnubilé par l’idée de ce que j’allais vivre le soir même. J’essayais d’imaginer ce qu’elles comptaient me faire « accomplir ». A 20 heures, nous bavardions de tout et de rien dans notre chambre. J’essayais de prendre par à la conversation et de paraître la plus sereine possible. Quand la surveillante passa pour annoncer l’extinction des feux, Cintia déclara :
- Allons ! Réglons nos montres !
- On y va ? demandais-je inquiète.
- Non, seulement à 10h45 ! Pour le moment : opération « simulation de dodo », répondit Anaïs.
- Afin de ne pas paraître suspectes, expliqua Corine. C’est que cette vielle chouette à l’oreille aux aguets…il faut que l’on soit prudente !
- Donc, dans exactement 2h30, tu va vivre ce que l’on appelle l’épreuve de la malédiction de St Augustin.
- Hein ? La quoi ? m’écriais-je horrifiée.
- Chuuut ! Pas si fort ! Tu le saura toujours assez tôt ! murmura Cintia d’un ton sévère, en mettant son doigt sur la bouche. Bon ! Maintenant au lit tout le monde ! Essayez de rester en forme pour tout à l’heure, ne vous endormez pas trop profondément !
Elles mirent à rigoler d’un rire à vous donner la chair de poule. Elles allèrent en suite se plonger dans leurs draps. Moi je m’assis sur le bord du vieux lit au bois devenu gris avec l’âge. Je regardais ma montre, la lumière éclatante de la pleine lune se refléta dans les aiguilles, encore 2h20… « Bon Dieu ! Que je suis sotte, elles veulent m’effrayer, c’est tout ! Pas de raison de m’affoler ! » Je m’allongeais sur le matelas qui, sous mon poids, fit un bruit de vieux ressort qui grince. Je fermais les yeux. Ces quelques heures d’attente furent des plus pénibles, je dormis d’un sommeil non pas inquiet mais agité. J’étais curieusement, malgré le stresse, impatiente d’y être.
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# Posté le dimanche 16 juillet 2006 05:53

Modifié le mercredi 26 juillet 2006 11:15

Histoire1:suite de suite

Histoire1:suite de suite
Soudain j’entendis le son d’un réveil qui sonne, étouffé sous un oreiller. Anaïs vint me secouer, je me levais d’un bon.
- Ca va ? Pas trop stressée ? dit-elle un sourire en coin.
- Il est temps de tout t’expliquer, commença Cintia. On raconte que depuis de nombreuses années, le fantôme d’une femme, qui travaillait ici autre fois, hante l’établissement. Et chaque année, le même jour, à la même heure, elle s’en prend à une fille du collège, afin qu’elle l’accompagne dans l’au-delà et ainsi ne plus être seule. Mais à chaque nouvelle victime, cet esprit est de plus en plus triste car celle qu’il vient de prendre n’est pas celle qu’il cherchait.
- Comment est morte cette femme ? demandais-je.
- Elle s’est pendue, répondit Anaïs en grimaçant et en mettent ses mains autour de son coup, au lustre de l'escalier principal.
- Mais pourquoi ?
- Ah ça ! Nul ne le sait…
- Mais comme tu t’en doute déjà certainement, c’est précisément aujourd’hui à 11heure, que son fantôme revient sur les lieux de sa mort tragique.
- Et ton épreuve sera…de rester pendant 11minutes, sans broncher, les mains autour du coup, les yeux fermés, dans la cage d’escalier, l’endroit où cette pauvre femme s’est donné la mort. T’en sens-tu capable ?
- Oui, ça devrait aller…
Je m’attendais à quelque chose de bien pire… Mais rester sur des marches d’escaliers durant 11 minutes, en faisant soit disant face à un prétendu fantôme, qui n’était sans doute qu’une simple légende que des gamines se racontent le soir pour s’effrayer, dans le but de contrer l’ennui, me paressait des plus simple et surtout infantile. Néanmoins, à l’écoute de cette histoire, quelque chose bouillait en moins, j’avais une impression de déjà vu…

# Posté le dimanche 16 juillet 2006 10:10

Modifié le samedi 29 juillet 2006 11:32